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lundi 26 octobre 2009

Un petit coup de mou? Les 2 films de l'automne à éviter

En l'espace d'une semaine, j'ai vu 2 films bien sentimentaux où il ne se passe rien: 500jours ensemble et Mademoiselle Chambon.

En commun: un scénario des plus simples, peu de dialogues et encore moins d'action et surtout une histoire d'amour impossible.

Tout est dans le non-dit, dans les silences et les regards. Des mois et des années passent sans que rien ne change, si ce n'est que les larmes tombent à plus grosses gouttes.

Alors oui, le jeu d'acteurs est magnifique puisque basé sur cette immense retenue et sur des sentiments qui se lisent parfaitement sur leurs visages. On comprend donc pourquoi ces films ont été bien accueillis par la critique.

Mais qu'est ce qu'on étouffe dans ce huit-clos, entre espoir et renoncement.

Moi qui rêve de m'évader au ciné, je me suis sentie très prisonnière de ces deux films.

Mon conseil?
-y aller entre filles car c'est bien prise de tête et le manque d'action va peser lourd sur coco, qui va tourner dans son siège dans tous les sens, voire quitter la salle avant (certains l'ont fait pendant ces séances)

- y aller si vous avez le moral, un mec qui vous aime et qu'il fait beau.

- y aller en semaine car cela aura le don de plomber l'ambiance du dimanche déjà pas très follichonne

- aller voir Trésor, le dernier film de Claude Berri. Un chien qui va semer la zizanie dans un couple. Oui, rien de bien intellectuel dans tout ça. Mais des fous rires et de la légéreté, ça ne fait pas de mal dans cette époque pas toujours hyper gaie, non?

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dimanche 24 mai 2009

Ma sélection de films pour filles

Hors compétition de Cannes, et loin du défilé de stars (même si je ne dirais jamais non à une invitation pour ce prestigieux événement, au contraire, j’en rêve depuis toute petite), je vous présente une petite sélection de films pour filles vus ces 3 dernières semaines et à qualité inégale.
Au moins, vous serez fixées avant de dépenser 10euros en place de ciné, en achat ou location de DVD !!!

Encore sur vos écrans : Je l’aimais

L’histoire : Chloé, une jeune femme maman de 2 petites filles, se réfugie en montagne au côté de son beau-père, après avoir été larguée par son mari. Elle n’a plus goût à rien, n’attends que son appel et son retour. Mais vaut-il tant la peine qu’on l’attende ? Son beau-père (Daniel Auteuil) va lui raconter le plus beau récit d’amour, celle de son histoire d’amour qu’il a vécu avec Mathilde, une traductrice belle à damner (Marie-Josée Croze) qu’il a finalement avorté pour rester auprès de femme et enfants…au point de regretter chaque jour sa décision et de ne plus avoir goût à la vie.

Mon avis : j’avais lu le roman d’Anna Galvada mais ne m’en souvenais plus très bien alors je ne peux dire si le film reflète bien l’esprit du roman. Une histoire d’amour comme il en existe beaucoup, qui nous questionne sur la véracité des sentiments et le courage de les suivre, quitte à devoir tout chambouler dans sa vie. Un choix difficile, mais qui peut être salutaire pour bien des personnes. Un film qui ne donne pas la patate car gorgé d’émotions, mais un film qui donne à réfléchir.

Encore sur vos écrans : Romaine par moins 30

L’histoire : Romaine (Sandrine Kiberlain) a de la chance : un mec (Pascal Elbé)qui lui fait tous les jours des surprises et qui l’emmène – toujours par surprise- au Canada lui présenter belle-maman pour Noël mais aussi sa prochaine vie auprès de chiens de traineaux. Romaine a peur de l’avion…si peur qu’elle envoie tout en l’air et crache son dégout pour son mec en plein vol. Pas de chance, l’avion ne s’écrase pas et elle se retrouve larguée à peine arrivée. Car Romaine est larguée, congelée, perturbée. Elle ne sait pas ce qu’elle veut. Elle va rencontrer dans sa recherche des hommes et des femmes tout aussi perturbées qu’elle.

Mon avis : Sandrine Kiberlain est très bonne dans ce rôle plutôt comique. Le film avait pas mal d’ingrédients pour être une comédie réussie. Dommage que le scénario parte dans tous les sens, et qu’il finisse en queue de saumon. Le film aurait bien mérité une bonne demi-heure supplémentaire, un brin de romantisme aussi ! Bof, bof.

Bientôt sur vos écrans : The Women

L’histoire : Mary (Meg Ryan) est l’épouse idéale, qui occupe parfaitement ses journées entre cuisine, jardinage, garden parties et éducation de sa fille. Epanouie, elle voit le monde s’effondrer quand elle apprend que son père la vire de son entreprise comme designer et que son mari la trompe avec une vendeuse de comptoir de beauté chez Saks. Mais quelle vendeuse : une bomba ! Pour la remettre en scelle, elle pourra compter sur l’appui de sa mère et de ses amies.


Mon avis
: je m’imaginais après avoir vu la bande-annonce que l’esprit du film serait très caustique. En fait, c’est avant tout un film sur l’amitié entre femmes et la force de leurs relations. C’est donc plus tendre que drôle. Un joli et gentil film. J’ai apprécié de le voir (merci Laure !) mais ne le recommande pas non plus des masses.



Disparu des écrans : Rachel se marie

L’histoire : alors que Kym (Anne Hathaway) sort de rehab, elle se retrouve chez ses parents en pleins préparatifs de mariage de sa grande sœur, Rachel. L’heure est à la fête, au partage mais la présence de Rachel va pourrir l’ambiance familiale, qu’elle le veuille ou non. Au fur et à mesure du film, on comprend pourquoi tout le monde a du mal à se rassurer sur l’état de santé de Rachel, qui ne pense pas mériter tout regard bienveillant sur elle.

Mon avis : je ne m’attendais pas du tout à ce film, ayant eu plutôt l’habitude de voir cette actrice dans un registre plus comique et glamour. Je comprends mieux sa nomination aux Oscars. L’ambiance de ce film est très lourde, le rythme lent, tout se passe quasiment sur le même lieu. Un peu oppressant mais très réaliste. Un autre film qui ne donne pas la patate mais qui relate de manière très réaliste un drame familial.
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lundi 27 avril 2009

La guerre des Cocos

Fan de Chanel, je suis. Je n'allais donc pas manquer une miette de ces films consacrés au fabuleux destin de Gabrielle.
À commencer par ce téléfilm, suivi du film d'Anne Fontaine. Le téléfilm m'avait vraiment émue, j'avais la même sensation qu'un excellent bouquin dont je voulais pas connaître la fin. Allais-je ressentir les mêmes émotions avec "Coco avant Chanel"? Ma réponse est: non. Pourtant, je ne vous déconseillerais pas d'éviter ce film si vous ne connaissez pas très bien la vie de la créatrice et si vous n'êtes pas passionnée de la marque, au point d'acheter le DVD du téléfilm. À moi tout de même de vous mettre au parfum en 5 étapes:

N°1: la performance d'Audrey Tautou est excellente. Même si le scénario aurait pu la rendre encore plus énergique, plus combative, plus dure aussi, elle incarne parfaitement les moments de liberté, d'ennui, de jouissance de cette femme de caractère. La ressemblance est frappante. Barbara Bobulova dans le téléfilm avait un côté plus fragile, plus "gauche" mais plus déterminé aussi!

N°2 : le film n'est pourtant pas long (1h50), il ne traite pas de certains moments clés de la vie de l'artiste (ses débuts de galère à Paris, la guerre, les moments de disgrâce pendant sa carrière...), mettant davantage l'accent sur la vie sentimentale de cette femme, qui n'a jamais vraiment voulu les montrer. Alors c'est long et c'est lent. Du Anne Fontaine, quoi! Déjà "La Fille de Monaco" me laissait sur sa faim, je ne suis pas étonnée du résultat...

N°3 : ok, nous n'étions pas là pour rêver mais pourquoi révéler une Gabrielle si peu passionnée par la mode?! Alors que le téléfilm montrait son envie de créer, son talent de couturière, son audace créative, sa foi dans ce métier, le film finalement nous dit que Gabrielle a choisit ce métier par défaut, juste pour être une femme indépendante et faire quelque chose de sa vie. Créer des habits était sa manière de se distinguer et de s'exprimer mais mince, elle avait du talent et le savait ! Dommage que ceci n'ait pas été suffisamment traité, et surtout par défaut.

N°4: si vous avez vu le téléfilm, c'est finalement qu'une pâle et maigre copie. Avec des dialogues très proches, des acteurs tout aussi charmants (j'adorais Olivier Sitruk, Alessandro Nivola est craquant) mais il manque en comparaison tant d'anecdotes, de seconds rôles, de rythme, de drame dans ce film.

N°5 : ce parfum, la petite robe noire, son appartement...nous ne trouverez pas dans ce biopic tous les symboles de cette icône, de cette maison, de cette 1ère femme à diriger une entreprise avec un gant de velours.


Maintenant, j'attends le prochain film "Coco et Igor" de Jan Kounen avec Anne Mouglalis et je ne me lasserai jamais de voir, de lire, de sentir Chanel. Mais jusqu'ici, c'est le téléfilm qui semble être le témoignage le plus abouti.
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lundi 2 mars 2009

Le code a (bien) changé

Certains codes ne changent jamais dans les films de Danièle Thompson:
- un nom de film plutôt léger et humoristique, qui va être le lieu ou l'occasion de tout balancer

- un jeu d'acteurs parfait

- des histoires toujours bouleversantes de vérité et de réalisme, et son lot de tromperies

- des personnages représentant tout ce qui a de plus divers dans la société

- la confrontation entre passé et présent, et particulièrement dans l'univers familial

- la rédemption

Le code a changé pourtant réellement pour ce film:

C'est la 1ère fois que j'ai le bourdon à la fin dun film de Danièle Thompson. Alors que l'affiche communique un message plutôt humoristique, il y a dans ce film une tristesse profonde. Celle de laisser passer la femme de sa vie, celle de voir la vie des autres s'échapper, celle de voir l'herbe coupée sous ses pieds....la roue tourne très vite dans ce film, et la fin fait cohabiter dans une fête joie comme désarroi.

Mention spéciale pour mon ami Bruel, qui est très bon dans ce rôle sobre et sensible. je l'avais déjà trouvé excellent dans "Le Secret", il confirme ici tout son talent.
L'avez-vous vu? Quel est votre dernier film coup de coeur?
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lundi 16 février 2009

Ce que pensent les hommes...

Je voyais mal comment le bouquin "He's just not that in to you" que j'avais adoré lire il y a 3 ans allait être transposé au ciné, car le sujet n'était pas forcément très comique mais plutôt pathétique...imaginez diverses femmes qui s'accrochent coute que coute à une histoire bancale...un mec marié qui ne quittera jamais sa femme, un homme qui ne rappelera jamais, un autre qui ne voudra pas la toucher, un autre qui ne voudra jamais l'épouser ou lui faire des enfants....le message du bouquin, relayé par un sorte de Doc Mamour, était simple: on ne mérite pas cette maltraitance, même si on se verrait bien mourir d'amour. Alors, un minimum d'estime de soi svp et hop, on passe à autre chose! Il n'y a pas de temps à perdre avec un mec qui ne nous aime tout simplement pas !

Le film commence très bien...on nous fait croire dès notre plus jeune âge que cette maltraitance est un peu la règle, même un signe d'affection et d'attention des hommes. Et puis, les copines en voulant nous rendre service, nous aident finalement pas tant que ça en nous rassurant quand on se prend de grosses claques et en prétant toujours à ces salops des tonnes d'excuses. Je reconnais tout de suite la veine du bouquin, celle des scénaristes de Sex and the City qu'on aime tant.

Dès l'intro passée, le film s'essoufle vite, avec des histoires et des dialogues sans relief, des comédiennes déjà bien connues et revues dans leur rôle (Jennifer -super botoxée- dans la peau de la nana pas encore mariée à 40 ans, Scarlett dans ses habits moulants toujours so sexy et libre, Drew la bonne copine insipide...) et des intermèdes d'une platitude monstrueuse.

L'issue de chaque histoire de ces femmes est connue d'avance, le message est dilué et se résume à : l'espoir est toujours là, et ces prises de tête valaient bien la chandelle...sans doute mais la vérité du bouquin était ailleurs. Parce qu'avant de vivre un happy end, il ne faut pas forcément passer par la case souffrance. Juste savoir ce que l'on vaut, ce que l'on veut et qu'on mérite. Sans doute un peu trop psy pour une comédie grand public...

Au final, je vous conseille de zaper le film, mais plutôt de dévorer la version anglaise du livre touchante de vérité!
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samedi 7 février 2009

Le grand retour des Sophies

Elle est vraiment partout, cette Sophie Marceau, illuminant n’importe quelle couverture de magazine de sa joie de vivre. Je ne l’ai jamais vraiment trouvé excellente comédienne, surtout quand il s’agissait de registres dramatiques, mais tellement rafraîchissante et rayonnante que c’est toujours un plaisir de la retrouver dans un film. Et la voilà ambassadrice des liens de Chaumet…bien que je trouve l’exécution de la campagne magnifique, où Sophie joue très bien la carte de l’élégance, de la sensualité et de l'émition, j’ai un peu de mal à lier l’image de cette marque à celle de cette comédienne populaire, un peu olé olé, parfois à la limite du bon goût dans ses expressions verbales comme vestimentaires. Je rêvais depuis plus d’un an de ces liens si précieux car inabordables mais aujourd’hui ils ont rompu avec l’anonymat et flirtent avec Sophie. Voilà, c’est fini.

Une autre Sophie a faut son grand come-back, c’est Sophie Duez…Sophie qui ??? Si vous ne vous souvenez plus de cette starlette des années 80, moi je l’ai immédiatement reconnu sur la campagne Nuxe. Bruelmania oblige. Ben oui, dans la fleur de mes 13ans, j’en avais carrément marre de cette nana là, une blonde en jean délavé qui se frottait à mon Patriiiiiiiick adoré dans son clip. Je l’aurais bouffé crue. D’ailleurs la Bruelmania a eu raison d’elle, car on ne l’a plus jamais revu. Mais il fallait un peu croire dans les paroles de ce cher Patriiiiiick qui nous donnait rendez-vous dans 10ans…même jour, même heure, même pomme…et même visage des années 80 sur cette pub très has-been. Nuxe pensait vanter les vertus de son produit anti-âge mais j’ai plutôt le sentiment avec cette pub de prendre un sacré coup de vieux et de nostalgie dans la figure ! Merde, on n’a plus 15 ans !

La boum is over. LOL.


Bon week-end !

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jeudi 28 août 2008

Un mari de trop

L'affiche en dit beaucoup sur le film: une femme (Uma Thurman, toujours aussi grande et charmante) "successful" des beaux quartiers de New York s'apprête à marier un homme (Colin Firth, le gendre idéal) tout aussi charmant et "successfull". Bref, l'image dressée est aussi rose que le background de l'affiche.
Mais voilà que débarque dans leur vie bien orchestrée un homme (Jeffrey Dean Morgan) pompier mal rasé, censé être le mari de Dr. Emma, cette femme qui prodigue chaque jour à la radio moult conseils aux New Yorkaises en mal d'amour...

Finalement, le pompier peut aussi se montrer bien rasé et se révéler très craquant (désolé Colin, on t'a trouvé un remplaçant), Emma peut aussi se taper une cuite et découcher, Colin peut aussi s'avérer un gentil alors qu'au début il semble être le mec seulement focalisé sur sa carrière. Que de revirements de situation!

Mon moment préféré? Quand Emma retrouve son homme (mais lequel?) sous une pluie battante, après avoir écouté son coeur. Quel romantisme?!


Scénario simplet ou pas, Un mari de trop (cliquez sur le lien pour en savoir encore plus) plaira aux jeunes femmes. Le message, c'est qu'on a le droit aux erreurs (trouver Jeffrey un peu beauf sur son terrain de foot ou aller voir le film?), et que la différence ne doit pas être perçue comme un frein à l'épanouissement d'un couple. C'est beau, non? :))
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lundi 31 mars 2008

Jamais je ne t'oublierai

"Il y a longtemps que je t'aime" de Philippe Claudel est un film bouleversant. Après le film très noir "Les âmes grises" dont il fut le scénariste, Philippe Claudel signe un film d'un tout autre beauté.

L'histoire d'une femme, Juliet, qui vient de purger 15ans de sa vie en prison et qui est accueillie par sa soeur cadette, Léa, et sa petite famille à Nancy.


Juliet doit tout reconstruire et regagner la confiance de ses proches, des autorités, de ses probables employeurs et ami(e)s. Mais comment y parvenir, sachant qu'on traîne un secret si lourd et qu'on garde une inévitable distance avec le monde dont on a été privé pendant de longues années?


Un film dont le maître-mot est justesse.

- Justesse des acteurs et des actrices formidables: Kristin Scott Thomas (Juliet)et Elsa Zylberstein (Léa). Mention spéciale aux enfants vraiment épatants également.
- Justesse d'un scénario et de répliques qui sonnent si vraies.
- Justesse d'une réalisation, sans d'autre effet que mettre en scène des hommes, des femmes, des enfants, des séniors dans des situations empreintes de réalisme et d'émotions, de silence comme de violence.
- Justesse d'une musique de Jean-Louis Aubert, douce et répétitive.


Tout comme Juliet, vous allez vivre ce film comme une vraie libération. Le dénouement de la fin vous mènera sans doutes aux larmes, qui restaient emprisonnées pendant tout le long du film.


Je dis bravo et surtout "allez le voir!".
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